22/04/2012
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"comment jeter des talonnettes dans un carton à foutre à la mer ?"
le guide du vote en France
Source: le compte twitter de Claudus Kouadio
17:17 Écrit par saper aude | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21/04/2012
Réparer le monde injuste
Samedi, 21 avril 2012 | Écrit par Bernard Desgagné
Il y a un mois, le 22 mars, les étudiants marchaient par centaines de milliers pacifiquement, dans les rues de Montréal, pour s’opposer à la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement du Québec. Depuis ce temps, le premier ministre, Jean Charest, a refusé toute remise en question de la hausse et a laissé pourrir la situation en espérant décourager les étudiants et leurs nombreux sympathisants.
Au cours des derniers jours, Jean Charest a encouragé quelques étudiants serviles à obtenir des injonctions pour qu’il puisse envoyer la police dans les universités et les cégeps et y faire régner la terreur. Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Dutil a, pour sa part, ordonné aux policiers d’être particulièrement agressifs, ce qui a donné lieu à des scènes dignes du totalitarisme mercredi et jeudi, en particulier à Gatineau. Quant à la ministre de l’Éducation, Lyne Beauchamp, elle s’est inventé un prétexte de vieille maitresse d’école pour mettre la CLASSE en pénitence: tant que vous ne direz pas «pardon mononcle», vous resterez dans le corridor.
Ce mépris et cette arrogance de la part d’un gouvernement qui, une fois passée la comédie des élections, se remet au service de ses maitres du grand capital, ont donné comme résultat les affrontements que nous avons vus hier à Montréal et que nous verrons peut-être encore dans les prochains jours: une partie de la population de plus en plus en colère se révolte contre une autorité qu’elle juge de plus en plus illégitime.
Ce n’est pas pour rien que les manifestants ont cherché à faire irruption au Palais des congrès, alors que le directeur du markéting de l’oligarchie, Jean Charest, offrait en pâture aux hyènes et aux chacals un pays à dépecer. Le Plan Nord est le symbole, au Québec, de la destruction du monde par les psychopathes qui en ont pris possession avec le triomphe du néolibéralisme. C’est devenu une question de vie ou de mort. C’est eux ou nous. Nous les arrêtons ou ils nous tuent.
Mais ce n’est certainement pas en regardant les reportages dans les grands médias que l’autre partie de la population, c’est-à-dire celle qui a subi un profond lavage de cerveau ou qui ne s’intéresse que superficiellement au dossier, pourra vraiment saisir les enjeux. Les médias font tout pour que le public ne comprenne rien, et ils y parviennent très bien. Quand il faut vendre de la copie ou plaire à son grand patron oligarque, les exécuteurs des basses œuvres médiatiques savent passer en boucle des scènes de combat de rue ponctuées de remarques indignées de citoyens obéissants.
Lire la suite sur le site de l'organisation du québecois:reparer-le-monde-injuste
14:20 Écrit par saper aude | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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A la veille du énième désastre annoncé... Hollande et Sarkozy, de droite, marchaient main dans la main
Dimanche, il se pourrait bien que François Hollande soit chargé de représenter la gauche face à Nicolas Sarkozy (ou Marine Le Pen...) au second tour de l'élection présidentielle.
Mais François Hollande est-il de gauche ? On est en droit d'en douter.
Un seul exemple : dans le traité européen rejeté par les Français en 2005 et en faveur duquel François Hollande s'était prononcé comme le Parti socialiste - à l'exception, notamment, à l'époque, de Jean-Luc Mélenchon -, il était fait mention de beaucoup de choses incongrues, telles que l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) ou l'alliance atlantique (OTAN) ; mais le traité n'imposait aucun SMIC européen... Comment peut-on être de gauche et appeler à voter pour un traité faisant fi du droit social le plus élémentaire - le salaire minimum - et, partant, marqué à ce point à droite ? Mieux encore, le même François Hollande, comme le Parti socialiste, s'est allié à Nicolas Sarkozy pour trahir la décision du peuple français, en faisant passer le traité de Lisbonne, copie du précédent, par le Congrès en 2008.
A l'évidence, François Hollande n'est pas de gauche, s'il n'est pas de droite. Il peut s'époumoner en répétant les mots "Egalité", "Justice" ou "Changement", il n'est pas de gauche, il n'est qu'un représentant du Système qui détruit la France depuis des décennies, notamment en mentant sur son Histoire - la pseudo décolonisation - et en soumettant la France à l'ultralibéralisme financier tout en l'inféodant à une Europe elle-même inféodée aux Etats-Unis. Avec cette nouveauté sous Nicolas Sarkozy, que la France a été transformée en valet empressé des Etats-Unis (pour se donner l'illusion d'avoir encore l'envergure de jouer un rôle planétaire ?), c'est-à-dire en devançant ses désirs. Qu'on se rassure : sur les chapitre libyen, ivoirien ou syrien, le Parti Socialiste est exactement sur la même longueur d'onde que l'UMP, tout comme François Hollande et Nicolas Sarkozy sont parfaitement d'accord sur l'essentiel.
Au fond, de Sarkozy à Hollande, seule la rhétorique change, seul l'emballage varie, mais le logiciel est exactement le même. Le traité européen en est l'illustration. La façon dont UMP et PS l'ont fait passer témoigne de leur commun mépris pour la démocratie et le peuple, et de leur commune vision de l'Europe, soumise à la finance, aux dogmes ultralibéraux et aux USA.
Les deux candidats Hollande et Sarkozy, comme larrons en foire pour faire passer le traité européen pourtant rejeté trois ans plus tôt par le peuple français malgré la manipulation médiatique, ont aussi été d'excellents partenaires dans la campagne pour le premier tour de la présidentielle : se renvoyant la balle, posant perpétuellement l'autre comme son unique challenger sérieux, refusant l'un comme l'autre le débat avec les autres candidats et, partant, la confrontation des idées - avec pour résultat une campagne jugée nulle par tous les observateurs, à commencer par les électeurs -, Sarkozy et Hollande ayant longtemps accaparé la parole dans les médias, en parfaits complices, pour mieux écraser les autres candidats et assurer au Système une victoire certaine. Si au soir du premier tour, nous héritons d'un duel Sarkozy-Hollande, le Système sera assuré de cinq années de plus pour affaiblir encore et peut-être détruire la France. Force est de constater que le Système aura tout fait pour cela.
Faut-il, pour autant, désespérer ?
Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, malgré des médias hostiles et manipulateurs, ont réussi à créer un mouvement puissant, sans doute le plus puissant de France. En effet, ni Sarkozy, ni Hollande, en dépit de leurs affirmations, n'ont réussi à déclencher les marées citoyennes qu'on a vues à la Bastille, à Toulouse, à Marseille... A Vincennes ou place de la Concorde, malgré des moyens immenses, les effectifs réunis par les candidats du PS et de l'UMP étaient deux, trois voire quatre fois moins importants que ceux réunis par le candidat du Front de Gauche. Même si, à Vincennes comme place de la Concorde, caméras et barrières étaient disposées de façon à donner une impression de foule maximale...
Le 22 avril, demain, les Français auront-ils la lucidité, défiant la gigantesque manipulation médiatique et politique, de voter massivement pour Jean-Luc Mélenchon, afin de s'offrir un vrai choix au second tour ? Ou bien seront-ils assez fous pour tomber dans le piège qui leur est tendu depuis des mois, en assurant dès le premier tour le Système de se maintenir encore cinq ans au pouvoir, par le truchement de François Hollande et Nicolas Sarkozy ?
Dans ce dernier cas, les Français n'auront plus à se plaindre ni à pleurnicher de ce qui leur arrive ainsi qu'à leur malheureux pays déjà tellement mal en point...
Alexandre Gerbi
la-veille-du-enieme-desastre.html
09:44 Écrit par saper aude | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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