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  • COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

    LA VERITE SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

    IL N'EST PLUS POSSIBLE DE RESTER SILENCIEUX DEVANT LA RÉALITÉ DE L'EMPRISONNEMENT POLITIQUE EN CÔTE D'IVOIRE !

    UNE ENQUÊTE MENÉE SUR LE TERRAIN PAR AMNESTY INTERNATIONAL CONFIRME, GRÂCE À DE NOMBREUX TÉMOIGNAGES DE VICTIMES OU DE LEURS FAMILLES, QUE LE RÉGIME INSTALLÉ À PARTIR DU 11 AVRIL 2011 PRATIQUE :
    LA TORTURE (UN DES CAS SIGNALÉS A ENTRAÎNÉ LA MORT DE LA VICTIME) ;
    LA MISE AU SECRET DES PERSONNES EMPRISONNÉES ;
    LE RANÇONNEMENT DES FAMILLES, EN ÉCHANGE D'UNE PROMESSE DE LIBÉRATION DU DÉTENU.
    PARCE QUE BEAUCOUP D'ASSOCIATIONS HUMANITAIRES, DE MÉDIAS, D'ORGANISATIONS POLITIQUES N'ONT PAS FAIT ENTENDRE LEUR VOIX, LES DÉTENUS DE CÔTE D'IVOIRE, COMME LES MILLIERS D'EXILÉS, LES « INTERDITS PROFESSIONNELS » ET LES PAYSANS DE L'OUEST CHASSÉS DE LEURS TERRES NE SONT PAS PLEINEMENT RECONNUS COMME VICTIMES DU RÉGIME D'ALASSANE OUATTARA . IL EN VA DE MÊME POUR LES FAMILLES DE PRISONNIERS DONT LES BIENS ONT ÉTÉ PILLÉS ET LA MAISON OCCUPÉE PAR DES HOMMES EN ARMES.
    C'EST POURQUOI AUJOURD'HUI NOUS SALUONS LE TRAVAIL D'AMNESTY INTERNATIONAL QUI VA PERMETTRE DE DONNER UN ÉCHO PLUS FORT À LA DÉNONCIATION DE LA RÉPRESSION QUI SÉVIT DEPUIS LE 11 AVRIL 2011 CONTRE LES OPPOSANTS AU RÉGIME D'ALASSANE OUATTARA.
    DE VAINES EXHORTATIONS

    EN AFRIQUE, EN EUROPE, AU SEIN DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DES PERSONNALITÉS POLITIQUES ONT VAINEMENT TENTÉ D'EXHORTER ALASSANE OUATTARA À RESPECTER LES DROITS DE LA PERSONNE ET À CESSER DE FAIRE LA CHASSE AUX OPPOSANTS. MAIS AUCUN ACTE N'A ÉTÉ POSÉ DANS CE SENS PAR M. OUATTARA QUI, TOUT EN CRÉANT UN  « MINISTÈRE DES DROITS DE L'HOMME », LAISSE LES CHEFS DE GUERRE MULTIPLIER LES EXACTIONS EN TOUTE IMPUNITÉ !
    CEUX À QUI M. OUATTARA NE CESSE DE DONNER DES ASSURANCES QUANT AU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME PEUVENT CONSTATER QU 'ILS SONT DUPES ET QUE CES DROITS SONT CHAQUE JOUR ET DE PLUS EN PLUS BAFOUÉS.
    POURTANT, À L'HEURE OÙ LE SAHEL PRÉOCCUPE, À JUSTE TITRE, LES NATIONS ATTACHÉES À LA DÉMOCRATIE, LE MOINS QUE L'ON PUISSE ATTENDRE DE CELUI QUI PRÉSIDE LA CEDEAO SERAIT DE NE PAS OFFRIR UNE IMAGE ABSOLUMENT CONTRAIRE AUX IDÉAUX PRÉTENDUMENT DÉFENDUS !

    LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS
    LA FRANCE SOUS LA PRÉSIDENCE DE FRANÇOIS HOLLANDE NE PEUT PAS ACCEPTER DE SOUTENIR UN RÉGIME QUI PRATIQUE LA CHASSE AUX OPPOSANTS ET LA TORTURE. DÉMOCRATIE ANCIENNE ET EXPÉRIMENTÉE, LA FRANCE A LES CAPACITÉS NÉCESSAIRES POUR ADOPTER L'ATTITUDE QUI CONVIENT DANS UNE TELLE SITUATION.
    IL EST IMPENSABLE D'ATTENDRE DAVANTAGE !
    LA FRANCE DOIT PASSER DES EXHORTATIONS DONT ON A MESURÉ L'ÉCHEC À DES ACTES POLITIQUES CONCRETS:LA LIBERTE POUR LE CITOYEN FRANCAIS MICHEL GBAGBO, LE PROFESSEUR AKE NGBO  ,LAURENT AKOUN ET TOUTES LES AUTRES VICTIMES DU REGIME.
    NOUS DEMANDONS INSTAMMENT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS D'EXIGER LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS EN CÔTE D'IVOIRE

    PARIS, 30 OCTOBRE 2012
    COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

  • Copie inédite de la déclaration du gouvernement suite aux révélations d’Amnesty International

     

    Le vendredi 26 octobre 2012, le Gouvernement ivoirien apprenait à travers les médias que l’Organisation non gouvernementale “Amnesty international » avait rendu public un communiqué de presse, suite à une visite en Côte d’Ivoire, dans lequel il invitait le Gouvernement à respecter davantage les Droits de l’Homme.

    Le Gouvernement prend acte du communiqué de cette organisation. Il voudrait exprimer sa surprise quant à la démarche d’Amnesty International. En effet, le Gouvernement a pris toutes les dispositions pour éviter qu’Amnesty se rende sur le terrain pour rencontrer les victimes du gouvernement, notamment les survivants du génocide de Duékoué et de l’incursion meurtrière des FRCI et dozos sur le camp de réfugiés de Nahibly. En fait, afin de créer la diversion et brouiller les pistes, le gouvernement a facilité le libre accès d’Amnesty International à toutes les personnes qu’elle ne souhaitait pas rencontrer sur son territoire, notamment Monsieur le Premier des Ministres, et Gardien des clés des camps de concentration, Ministre de la Justice des Vainqueurs, le Ministre détective Colombo, Ministre de l’Intérieur, etc.

    Bien qu’Amnesty International ait manœuvré pour rencontrer les victimes sans l’accord du gouvernement, Le Gouvernement génocidaire s’attendait à être informé à la fin d’une telle enquête afin de corrompre qui de droit et fournir au besoin des informations ou explications erronées et fabriquées dans les laboratoires des génocidaires avant publication comme le font la plupart des ONG qui émargent à la présidence du gouvernement génocidaire.

    Le Gouvernement génocidaire s’étonne de la révélation de la vérité par Amnesty International, mais se félicite toutefois que rien n’ait été mentionné quant à ses meurtres et ses actions de sabotage perpétrées par ses dozos, ses miliciens, et ses mercenaires dans les mois précédant le coup d’état de l’ONU et de la France pour le compte de Dramane Ouattara et qui ont mis à mal la paix sociale en Côte d’Ivoire.

    Le Gouvernement génocidaire voudrait faire remarquer, et de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme l’ont souligné, qu’il s’attèle au quotidien depuis son installation par la France à la promotion de l’injustice, du rattrapage ethnique, de la délation, des arrestations, des assassinats, et de l’abus des droits humains en général.

    Certes, les Sudistes sont nombreux et beaucoup reste à faire pour leur éradication totale, mais le gouvernement génocidaire s’y attèle quotidiennement par les actions concertées de conseillers comme Amadou Soumahoro. Nous sommes convaincus que nous sommes sur le bon chemin.

    Les enquêtes éclaires et biscornues menées par la Commission Nationale d’Enquête dont le rapport a été rendu public et pour lequel la justice a été saisie témoignent éloquemment de la volonté du gouvernement génocidaire de créer d’épais écrans de fumée et de se moquer de l’intelligence des Ivoiriens.

    Le Gouvernement attend la publication du rapport complet et des recommandations usuelles d’Amnesty International pour y donner les suites nécessaires.

    Au total, la Rattrapocratie est résolument engagée sur le chemin de l’irrespect des droits de l’Homme et de de l’Etat de droit ; et les génocidaires sont ouverts à tout dialogue à fins pécuniaires, disposés qu’ils sont à largement récompenser les ONG qui voudront coopérer.

    Fait à Abidjan le 26 octobre 2012

     

    Lu chez Martial Frindethié

    http://frindethie.wordpress.com/2012/10/29/copie-inedite-de-la-declaration-du-gouvernement-suite-aux-revelations-damnesty-international/

    La déclaration originale ici:

    443778.html

  • CPI, cette cour aux ordres : Vous avez dit cour de justice ou cour de politique internationale ?

     

    Aujourd´hui, après le rejet de la décision en appel de libérer provisoirement le président Laurent Gbagbo, il est indéniable que les arguments justificatifs de ce rejet sont fortement politiques que juridiques.


    Nous savons tous que la déportation de Laurent GBAGBO à la Haye, aux Pays-Bas, a été faite sur injonction de Nicolas Sarkozy, ancien président français et ami intime d'Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, nous avons cru en la capacité des hommes et femmes qui animent cette institution internationale de dire le droit rien que le droit afin de permettre au monde entier de connaitre définitivement la vérité sur le dénouement de l' élection présidentielle qui s'est déroulée en Côte d'Ivoire en fin d'année 2010.

    Aujourd'hui, après le rejet de la décision en appel de libérer provisoirement le président Laurent Gbagbo, il est indéniable que les arguments justificatifs de ce rejet sont fortement politiques que juridiques.

    Notamment quand la juge Sanji Mmasenono Monangeng,  présidente de la séance de ce vendredi 26 octobre 2012, affirme que Laurent Gbagbo dispose d'un réseau très solide de sympathisants ou que son parti politique lie à sa libération l'aboutissement du processus de réconciliation nationale et de paix sociale en Côte d'Ivoire. Ici, l'on est en droit de se demander si nous sommes dans une cour de justice ou dans les bureaux d'un chef de parti politique ivoirien à la solde du régime fasciste et nazi en place à Abidjan.

    Pis, vous soutenez madame la présidente pour justifier votre rejet que Laurent Gbagbo est capable de fuir une fois qu'il bénéficie d'une quelconque liberté provisoire. Non, madame la présidente. Je me demande si vous n'avez pas suivi la crise ivoirienne. Cette crise qui a secoué tout le continent noir et le reste du monde.

    Laurent Gbagbo n'a pas la posture d'un fuyard. Il a été kidnappé par l'armée française aidée de l'armée de l'ONU en Côte d'Ivoire entre les débris du palais présidentiel au Plateau à Abidjan. C'est un homme qui a suffisamment conscience de sa responsabilité. Il est resté digne dans l'humiliation tout en demandant à son armée de cesser la guerre pour permettre au peuple de passer à la phase civile de la crise que son pays connait.

    Pour rappel, madame la juge présidente, Laurent Gbagbo, déporté à la Haye, est aujourd'hui soumis à votre arbitrage parce que l'on l'accuse d'avoir perdu l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire et de ne pas vouloir céder le pouvoir à son adversaire. Pourtant vous reconnaissez implicitement la victoire de Laurent Gbagbo à ladite élection par le fait qu'il est majoritaire. Car on ne peut disposer d'un très solide réseau de sympathisants à cette étape de sa vie que si l'on n'est majoritaire. Mieux, que si l'idéal que l'on défend dans sa vision politique n'est partagé par la majorité de ses concitoyens.

    Depuis la création de votre juridiction internationale, c'est la première dans toute son histoire qu'un homme aussi incriminé et accusé de tous les maux de la condition humaine est soutenu et défendu par son peuple. Jamais un dictateur-criminel ne saurait bénéficier d'autant de soutien et d'affection de ses concitoyens. À moins que tous ceux qui le soutiennent soient des adeptes du crime abominable comme ceux reprochés à Laurent Gbagbo par votre institution. Bientôt deux ans que Laurent Gbagbo croupit sous le poids de l'accusation de crime de sang, de crime contre l'humanité, de crimes économique et de viols. Depuis bientôt deux ans aussi que ses concitoyens battent le pavé pour réclamer sa libération pure et simple. C'est un signe que vous devez savoir interpréter pour corriger le tort à lui fait au nom des intérêts économico-idéologiques.

    Madame la présidente, comment voulez-vous que le parti politique de Laurent Gbagbo appelle ses militants et autres sympathisants à aller à la réconciliation nationale et à la paix sociale en Côte d'Ivoire alors que leur champion croupit injustement et arbitrairement dans les goulags inféodés à l'impérialisme français ? Oui madame la présidente, Laurent Gbagbo se trouve à la Haye non pas parce que les crimes à lui reprochés sont de son fait mais bien pour des raisons idéologiques, économiques et politiques. Laurent Gbagbo se trouve aujourd'hui déporté à la Haye dans cette prison construite par les occidentaux pour l'empêcher de mener de front la lutte pour la souveraineté et l'indépendance vraie des états Africains.

    Laurent Gbagbo se trouve exposé à votre jugement parce que la France ancienne puissance colonisatrice n'est pas prête à accepter que la Côte d'Ivoire prenne le chemin de son autonomie. Elle se suffit et se plait dans l'utilisation de ses valets nègres pour perpétuer sa prépondérance et exploiter illicitement les ressources économiques de ses anciennes colonies. Elle se suffit et se plait dans l'enfantillage des africains pour leur faire porter la responsabilité de ses crimes qu'elle commet sous le faux manteau d'une soi-disant mission humanitaire. Et vous le savez autant que moi madame la présidente.

    Laurent Gbagbo est en prison et bizarrement les crimes contre l'humanité se multiplient en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est bloquée depuis l'avènement de Dramane Ouattara à la tête de ce pays. Toutes les régions susceptibles d'avoir voté pour Laurent Gbagbo font l'objet de représailles et leurs populations sont contraintes à l'exode et à l'exile. À l'ouest de la Côte d'Ivoire, région d'origine de Laurent Gbagbo, le régime actuellement au pouvoir pratique une politique d'expropriation, une politique d'extermination systématique et de génocide programmé, une politique de repeuplement sous les yeux des nations unies pour lesquelles vous êtes sensé agir.

    Les rebelles, qui depuis 2002 jusqu'à maintenant tuent les Ivoiriens et commettent les pires formes de crimes contre l'humanité, connaissent chaque jour des promotions dans l'administration civile et militaire en Côte d'Ivoire.  Et ça n'intéresse personne pourvu que les puissances occidentales trouvent leur satisfaction dans le malheur des africains. 

    Le 30 octobre 2012, se tiendra une autre audience. Je pense que ce sera l'occasion pour votre juridiction de se rattraper en vue de rectifier le tir. Parce que je crois qu'il n'est pas encore tard pour bien faire. La CPI doit libérer purement et simplement Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre prochain.

    En plus de ce que sa crédibilité est engagée dans ce procès contre Laurent Gbagbo, il se jouera à la Haye ce jour le destin de tout le continent Africain. Libérer Laurent Gbagbo, c'est donner espoir aux générations futures en Afrique de croire en la lutte pour la souveraineté et l'autonomie des états africains.

    Libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre 2012, c'est briser les chaines de la soumission et de l'assujettissement qui maintiennent nos pays Africains dans le sous-développement, la misère sociale et la précarité.

    Libérer Laurent Gbagbo, c'est faire comprendre au reste du monde que le combat des dignes d'Afrique pour une Afrique libre et souveraine n'était pas vain. Ce sera votre pierre à la construction d'une Afrique prospère et unie dans le destin. En ce moment les Africains comprendront la nécessité pour eux d'appliquer des modèles de développement économique et structurel qui génère la richesse et le bien-être social pour leurs populations. Vous verrez que l'humiliation que vivent de nombreux africains au quotidien connaîtra une fin certaine.

    Je termine mon propos sur cette citation : « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles ».  Dites le droit et rien que le droit en libérant Laurent Gbagbo purement et simplement. Vous aurez ainsi participé à faire bouger les lignes dans le dénouement des relations internationales qui mènent notre monde d'aujourd'hui. L'Afrique tout entière et le reste du tiers-monde vous en seront reconnaissant.

    Amoungnan

    Jean-Marie Dekpai

    source Cameroon Voice

    news.rcv?id=8667