Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les premiers mots du Président Gbagbo depuis son enlèvement - Communiqué de presse de son Porte parole


    en direct sur le gri gri:



    article-les-premiers-mots-du-president-gbagbo-depuis-son-enlevement-communique-de-presse-de-son-porte-paro-75224397.html

    La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.
    C’est le cas de  l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des  exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.
    C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.
    A ce propos, le Président  Laurent GBAGBO  rappelle, que le  Président  de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.
    Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.
    En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.
    Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.

    Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le  camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.
    Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « Pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé  une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?
    Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.
    L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.
    Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces  valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.
    Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.
    Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalisme.
    Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.
    Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire
    Fait à Abidjan le 30 mai 2011
    Pour le Porte parole du Président GBAGBO
    PO. Bernard HOUDIN

  • Pour une commission d'enquête parlementaire sur l'intervention de la force Licorne.


    Depuis l'annonce des résultats de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, le 28 Novembre 2010, le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison et de la violence. Il s'est engagé sur la voie de la déraison car il n'avait aucune légitimité pour y jouer les gendarmes. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison, car le passé colonial de notre pays aurait du inciter nos gouvernants à plus de mesure, à plus de retenue et surtout au respect de la souveraineté de l'État ivoirien. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison car jouant le rôle du pompier pyromane, il a exacerbé les passions dans un pays au bord de la guerre civile, coupé en deux depuis plus de dix ans. Attiser ainsi les haines alors que la situation requérait doigté et diplomatie, était irresponsable et révélateur du peu d'interêt que notre gouvernement avait pour la sécurité de la population ivoirienne et de nos nombreux ressortissants. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison car l'Afrique a changé, la France peut- être mais les français sûrement, et l'interventionnisme colonial ne peut plus être une option. Notre gouvernement s'est engagé sur la voie de la violence en soutenant un candidat, Mr Ouattara, cornaquant chefs de guerre et milices, peu soucieux des droits de l'homme et des populations ivoiriennes. Notre gouvernement s'est engagé sur la voie de la violence, notre action s'étant révélée des plus hasardeuses puisque "nos alliés" ivoiriens sont responsables de la mort, étrangement passée sous silence, d'un de nos concitoyens. Devant un tel cynisme affiché vis-à-vis de vies humaines, devant un tel mépris des valeurs de notre République et du fonctionnement de nos institutions, devant une propagande médiatique digne des plus belles heures du régime soviétique, nous citoyens français, ne pouvons rester sans agir.
    C'est pourquoi, nous soussignés Ahouansou Séyivé, Dia Moukori Harry, Ondoua Patrice*, Sérigne M'Baye Gueye, lançons une pétition exigeant la création sans délai d'une commission d'enquête parlementaire chargée de mettre en lumière la nature de l'engagement militaire français en Côte d'Ivoire. Cette commission devra statuer avec précision sur le rôle joué par l'armée française sur le sol ivoirien. Il est de notre intérêt, à nous français, de ne plus laisser ce genre de pratiques perdurer outre-mer, ce sont de nos relations futures avec l'Afrique dont il est question. Il est de notre intérêt de ne plus laisser œuvrer notre gouvernement avec autant de légèreté, il en va de la sécurité de nos ressortissants en Afrique. Il est de notre intérêt d'exercer un contrôle sur l'action de notre gouvernement et du fonctionnement de nos institutions. Il est de notre interêt de réagir avec vigueur, il en va de notre image de par le monde. Rejoignez notre action et marquez votre attachement à notre République et ses réelles valeurs en signant cette pétition, il est plus que temps de nous faire entendre.

    * Représentant Alternatives et Cohérence.
    ** Cet appel a été formellement adressé au Président de la République, Mr Nicolas Sarkozy, aux responsables des principaux partis politiques français, à tous les parlementaires français (députés et sénateurs). Il a eté également communiqué aux médias français et étrangers, cf liste ci-jointe.
    *** Rendez-vous sur http://alternativesetcoherence.blogspot.com/ pour retrouver la lettre ouverte adressée à Mr le Président de la République et l'intégralité des courriers envoyés aux responsables politiques, aux parlementaires, aux médias français et étrangers.

    pour signer la pétition:

    http://www.alternativesetcoherence-actions.com/