Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

abidjan

  • Il y a un an: LA FRANCE décidait d'assumer l'apocalypse

    Et Pierre-Jean Verbraeken, "Brillant Homme de l'Ombre" nous quittait, dans une fulgurance.

    Ce soir je pense particulièrement à sa grande famille, (plus particulièrement ses parents, ses frères et ses enfants) qui est aussi un peu la mienne,  et à la grande famille ivoirienne.

    Que cette dernière nous pardonne, cette apocalypse  n'a pas été faite en notre nom et l'heure de la libération approche:gardons espoir.

    http://cestquandquilpartsarko.fr/

    Saper Aude

    Retour le sept avril 2011:

    "Hier soir, après une journée rocambolesque et destructrice nous écrivions ceci

    la-france-est-elle-prete-a-assumer-l-apocalypse.html

    Après avoir proclamé haut et fort ceci 396260.html

    Alors quelle est cette contradiction ? Car enfin on a entendu hier Huppé mentir et dire que la france n'était pas sur le théâtre des opérations, que c'était les FRCI qui combattaient.

    Si ce sont les FRCI Qui combattent c'est donc, la preuve par Longuet, que la France a choisi d'assumer l'apocalypse.

    Toutes nos sources sur place nous parlent d'hélicoptères français survolant la présidence depuis hier soir, la bombardant. 

    Les ficelles les plus grossières sont même inventées pour l'opinion publique française:

    http://laurentgbagbo.wordpress.com/2011/04/07/cote-divoire-la-france-revient-sur-sa-parole-et-bombarde-a-nouveau-le-palais-de-laurent-gbagbo/

    Soyons rassurés, l'opinion publique française va ouvrir les yeux car notre volatile nationale, considére comme l'outil d'information le plus fiable de france, a commencé à donner des élements plus que fiables hier:

    l-etat-francais-a-arme-les-forces-pro-ouattara-le-canard-enc.html

    A l'heure qu'il est l'AFP n'a toujours pas annoncé la mort du président Gbagbo qui, rappelons le, aurait du mourir depuis jeudi soir.

    Son entourage fidèle s'exprime même dans Slate sans langue de bois:si-ivoiriens-ne-voulaient-pas-gbagbo-il-partirait"

     

    Saper Aude

  • Le souvenir du Rwanda rode sur Abidjan


    Par Colette Braeckmanhttp://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2011/04/08/le-souvenir-du-rwanda-rode-sur-abidjan/


    La situation demeure critique à Abidjan, les équipes de MSF, qui n’ont plus été relayées depuis le 28 février n’en peuvent plus…
    Alors que les medias ont toujours le regard tourné vers la résidence de M. Gbagbo et qu’une chaîne de télévision française demande même à des correspondants (honorables ou non…) de lui faire parvenir des photos et des infos sur la topographie des lieux, la capitale économique de la Côte d’Ivoire vit toujours dans le chaos, la peur, la faim…
    Opérant à Abobo, MSF explique avoir reçu un millier d’urgences depuis le début des combats, dont 670 blessés, par balles, par éclats de bombes, par bastonnades. Des blessés qu’il est difficile de soigner : les médicaments commencent à faire défaut, et aussi les pansements. C’est pourquoi un avion affrété par MSF devrait se poser vendredi à Abidjan, chargé de 14 tonnes de matériel médical et de médicaments. La pénurie actuelle laisse des milliers de blessés et de malades sans médicaments parce que l’embargo imposé depuis décembre par l’Union européenne a bloqué le port d’Abidjan et empêché les arrivages de biens de première nécéssité.
    MSF se préoccupe aussi pour tous les blessés que ses équipes ne voient pas : dans tous les quartiers, il y a des victimes mais il nous est impossible de les secourir. Les gens ne peuvent sortir de chez eux à cause de l’insécurité, et nous, nous ne pouvons pas circuler. En effet, le seul fait de disposer d’un véhicule expose à des attaques : la voiture peut être détruite, ou surtout volée par des bandes armées qui n’hésitent pas à tirer. C’est pourquoi tous les habitants d’Abidjan sont terrés  chez eux, n’osant prendre leur véhicule pour s’approvisionner. La situation alimentaire devient critique, relève MSF, qui souligne que les populations africaines, vivant au jour le jour, ne disposent guère de provisions et qu’à l’heure actuelle  tout le monde manque de vivres et d’eau potable…
    Quant à Duekoue, des sources locales confirment que de 20 à 30.000 personnes sont toujours terrées dans l’enceinte de la mission catholique, qu’un millier de civils, dont des jeunes garçons censés être des « combattants » pro Gbagbo, ont été massacrés en deux jours et qu’à l’heure actuelle, si la petite ville est plus calme,  la « traque » continue en brousse…
    Des informations faisant état de l’arrivée de 500 soldats russes, qui  prêteraient main forte à l’ONUCI débordée, n’ont pu être confirmées. Ce qui apparaît certain en revanche, c’est que la police et la gendarmerie ivoiriennes, pilonnées par les Français et l’ONUCI, n’ont plus les moyens de rétablir l’ordre, que les forces « républicaines » de M. Ouattara ne sont pas tenues en mains et contribuent fortement à l’insécurité, que l’ONUCI et Licorne sont débordées et que des plans d’évacuation de tous les ressortissants étrangers s’affinent et risquent d’être mis en œuvre, plusieurs pays européens tenant des appareils à disposition, « au cas où… » Moralité : les « expats » risquent de devoir quitter Abidjan  tandis que les Ivoiriens seront abandonnés aux mains des milices. Un schema qui rappelle cruellement le Rwanda,  voici 17 ans, lorsque Français, Belges, Italiens s’employèrent à évacuer Kigali.
    A cette époque, les chiens des Blancs trouvèrent place dans les C 130 et les Transall, tandis que les Rwandais restaient sur le tarmac. Verra-t-on demain les mêmes scènes se reproduire à Abidjan ?

  • Ich bin ein Berliner , Ich bin ein Abidjaner

    Par Bruno Ben Moubamaba

    http://moubamba.com/ich-bin-ein-berliner-ich-bin-ein-abidjaner/

    8 avr 2011I
    Des activistes dozos (de Ouattara) nous attaquent au prétexte q’un Gabonais ne devrait pas se mêler de la crise ivoirienne mais nous leur répondons comme le Président John Kennedy : « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois ») ! ou plus précisément « Ich bin ein Abidjaner, Je suis un Abidjanais. Rappelons que le « Je suis un Berlinois » est une citation célèbre du discours de Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, quinze ans après le blocus de Berlin.

    Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l’Allemagne de l’Ouest, et notamment aux Berlinois. Berlin-Ouest était en effet enclavée dans les territoires communistes de la RDA et le Mur de Berlin séparait la ville en deux depuis presque deux ans.

    Or Abidjan (toutes proportions gardées) fait l’objet d’un blocus à nul autre pareil.

    -      Blocus politique : Les Nations Unies sont comme saisies de fureur contre un petit état africain dans un contexte qui rappelle l’arrivée du futur Maréchal Mobutu à Kinshassa dans les années 1960 et le meurtre de Lumumba le Premier Ministre congolais, à cette exception que Ban-Ki-Moon l’actuel Secrétaire Général de l’ONU n’a pas l’envergure d’un Dag Hammarskjöld. Ce dernier est né le 29 juillet 1905à Jönköping en Suède et mort dans un accident d’avion le 18 septembre 1961, est un diplomate suédois, qui fut secrétaire général des Nations unies de 1953 à 1961 et auquel fut décerné à titre posthume, en 1961, le prix Nobel de la paix. La preuve ? Ban-Ki-Moon n’arrive même pas à reconnaître les crimes de guerre de Ouattara dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

    -      Blocus économique : Des sanctions incomparables ont été votées contre le régime de Gbagbo qui est pourtant loin de la Junte militaire sanguinaire de Birmanie, pour ne citer que celle-ci et contre laquelle rien n’est fait.

    -      Blocus militaire : Le journal français Le Canard Enchaîné a été un des rares médias occidentaux à révéler l’utilisation de la puissance militaire de la Licorne Française (une des plus grandes armées du monde) pour « tuer » le « Président légal » de la Côte d’ivoire : Laurent Gbagbo. Pendant ce temps, l’OTAN piétine devant le Colonel Khadafi.

    -      Blocus médiatique : pratiquement, l’ensemble des grands médias du monde occidental ont été forcés de prendre partie pour Ouattara et contre Gbagbo.

    Quelle est donc la marque des lâches depuis les cours de recréation de notre enfance ? Ils s’en prennent toujours à plus faible que soi et sont incapables de se mesurer à des enfants d’égale force. Même les loups qui chassent en bande n’attaquent qu’une proie « à terre ».


    POUR UNE FIN DU TEMPS FRANCAFRICAIN !
    Il faut soutenir Gbagbo pour deux raisons principales :

    La bataille d’Abidjan est une bataille pour la fin du temps françafricain ; et il est étonnant que c’est celui qui avait promis d’en finir avec la Françafrique en 2007 qui est en train de l’achever sous nos yeux alors qu’il pensait la renforcer ! LOL comme disent les jeunes !
    Si Gbagbo tombe ou si son combat ne perdure pas au-delà d’une mort toujours possible, l’Afrique francophone est perdue jusqu’au XXIIe siècle. Nous en sommes plus que persuadés !
    L’heure n’est plus aux petits calculs politiciens du genre « oui, mais si nous soutenons Gbagbo ouvertement, l’Élysée va nous empêcher de gérer nos pays ». Ce sont là de courtes vues qui démontrent bien qu’une certaine génération n’est plus au niveau du débat africain. Ceux qui pensent aussi qu’en France, on peut encore assassiner des opposants pour délit de « libre expression » sont un peu ridicules. C’est le temps du courage !

    Voici un extrait du discours prononcé par le président J. F. Kennedy devant le mur de Berlin le 26 juin 1963 :

    « Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre (l’Afrique francophone)et le monde communiste (le monde françafricain).

    Qu’ils viennent à Berlin (Abidjan) !

    Il y en a qui disent qu’en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes (être complices de la Françafrique).

    Qu’ils viennent à Berlin (Abidjan) ! Lass sie nach Berlin kommen (« Qu’ils viennent à Berlin (Abidjan) ») !

    Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n’est pas parfaite. Cependant, nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur pour empêcher notre peuple de s’enfuir. (…) Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste (françafricain). Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n’éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l’histoire mais encore une offense à l’humanité.

    (…)


    Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de Berlin (d’Abidjan). C’est pourquoi, en tant qu’homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! (Je suis un Berlinois). ».  — John F. Kennedy.

    Je dirais même plus, pour paraphraser les frères Dupont dans « Tintin et Milou » : Je suis un Abidjanais !

    Bruno Ben MOUBAMBA. Vice-président de l’Union Nationale interdite au Gabon. bruno@moubamba.com