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élections

  • Gabon - Mamboundou & Mba Abessole, adjugés et vendus pour 25 briques chacun !

    Dimanche 20 février 2011

     

    Pierre Mamboundou & André Mba Abessole

    Invités à aller faire de la figuration lors de l’inutile déplacement du Mollah’Son, Ali Bongo, à New York, via Paris, Pierre Mamboundou et Paul Mba Abessole ont touché, chacun, la somme de 25 millions de francs CFA. Idem pour Faustin Boukoubi, l’hystérique Secrétaire général du PDG. Comme à son habitude, Mba Abessole a encore raté une occasion de se taire : « vous pouvez protester et marcher autant que vous voulez, Ali restera au pouvoir », a-t-il déclaré par texto à une Gabonaise de Paris. Certes, ce curé défroqué est coutumier de « prophéties » loufoques, toutefois, n’y aurait-il pas, dans sa dernière sortie, un second degré qu’il conviendrait d’analyser ? Et qui permettrait aux Gabonais de comprendre qu’Ali Bongo vit dans sa bulle, complètement déconnecté de la réalité et des préoccupations quotidiennes du peuple.

    La preuve : alors que le pays traverse une grave crise politique et que la population s’apprête à descendre dans la rue, le Prince s’offre une petite virée à l’étranger. Officiellement, il se rend aux Etats-Unis pour  prendre part  à une réunion portant sur le différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée Equatoriale au sujet de l’île Mbanié. Mais personne n’est dupe, une bonne partie de l’opinion publique sait que ce dossier qui envenime depuis plusieurs années les relations entre les deux voisins, a été très mal géré depuis le départ par la partie gabonaise. Là où elles auraient dû impliquer des techniciens, les autorités de Libreville ont choisi l’esbroufe et la politique politicienne en créant une commission dirigée à l’époque par l’irremplaçable président de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo. Et malgré les milliards de francs engloutis, rien de concluant n’est jamais sorti de cette fameuse commission dont on sait maintenant qu’elle a mené Omar Bongo en bateau jusqu’à sa mort.  Il n’y a donc rien à espérer de cette énième balade entre copains et coquins, l’affaire étant appelée à finir vraisemblablement devant la justice internationale à la Haye. En attendant, bébé Bongo aura, une fois de plus, dépensé l’argent du contribuable pour des bouffonneries, juste pour aller exhiber ses deux nouveaux jouets, Mamboundou et Mba Abessole. A 25 millions la pièce, c’est quand même cher payé !

     

  • Crise ivoirienne : La vérité pour les nuls - Marie-Louise ABIA

    Nous autres citoyens lambda africains, qui avons le même fonctionnement cérébral que nos dirigeants politiques africains qui, eux-mêmes, ont leur cerveau logé dans le crâne de la « communauté internationale occidentale », aimerions comprendre une petite chose toute bête.
    Attention, nous sommes nuls, mais il nous arrive tout de même de comprendre certaines choses !

     Quand la « communauté internationale occidentale » décrète que NOUS, africains, malgré les 50 années qui nous ‘‘séparent’’ de la colonisation, nous ne sommes pas encore assez mûrs pour pouvoir exister et vivre de façon autonome, et que la « communauté internationale occidentale » a encore besoin de nous gérer, nous LES NULS d’Afrique, nous comprenons et nous nous taisons.

    Quand la communauté internationale occidentale décrète que, dans NOTRE INTERET à nous, les NULS d’Afrique, il est préférable que nos chefs d’états africains soient indiscutablement choisi par et mis sous tutelle de la « communauté internationale occidentale », nous comprenons et nous nous taisons.
    Mais quand la « communauté internationale occidentale » ordonne à nos chefs d’états et responsables politiques africains – quoique sous tutelle – de prendre les armes et d’aller tuer les africains, et que nos chefs d’états et responsables politiques africains s’exécutent promptement, se mobilisent activement pour déployer armes et soldats pour aller tuer les africains, quand la « communauté internationale occidentale » qui multiplie les efforts pour raffermir sa propre économie et protéger ses propres populations, ordonne à nos chefs d’états et dirigeants politiques africains de s’auto-amputer, de se faire harakiri, de s’autodétruire, et que nos chefs d’états et dirigeants politiques s’exécutent comme hypnotisés, là, NOUS LES NULS d’Afrique, nous ne comprenons rien et, comme le ferait un petit enfant de 3 ans, nous posons à nos chefs d’états et responsables politiques africains, la naïve question :


    POURQUOI ET ENCORE POURQUOI?

    Nous, les NULS d’Afrique, savons qu’il y a actuellement une crise en Côte d’Ivoire, suite à des élections présidentielles à transparence douteuse, comme il y en eu au Gabon, au Congo Brazzaville, au Burkina Faso, et nous vous laissons compléter la liste.
    Ces élections en Côte d’Ivoire – si particulières – ont fini par nous offrir deux gagnants au lieu d’un seul. Nous avons donc, nous les NULS d’Afrique, compris que Messieurs Gbagbo et Ouattara ont tous deux gagné les élections, l’un contestant la victoire de l’autre.
    Jusqu’ici, l’affaire est banale, classique, africaine et surtout IVOIRIENNE. Mais là où nous nous sentons un peu perdus et souhaiterions tout de même comprendre, c’est que personne ne souhaite connaître la vérité.


    La presse de la « communauté internationale occidentale » nous a dit, que c’est Mr. Ouattara qui a gagné et nous les NULS d’Afrique, nous avons compris. Mais, comme tout le monde s’agite autour de cette élection, cette fois-ci, nous ne nous taisons pas et aimerions connaître la vérité.


    Mr Gbagbo, déclaré perdant par la « communauté internationale occidentale », soutenu par les forces armées de la Côte d’Ivoire, demande qu’il y ait une commission d’évaluation internationale pour fouiner dans les résultats de l’élection et chercher la vérité, la «  communauté internationale occidentale » répond :

    « Nous ne voulons pas fouiner car nous n’avons pas besoin de connaître la vérité »
    Mr Ouattara, déclaré vainqueur par la « communauté internationale occidentale », soutenu par des forces armées parallèles, estimant que ses hommes armés n’ayant tué aucune mouche, brutalisé personne, intimidé personne, et que les forces armées de Mr. Gbagbo ayant massacré les populations et constitué des charniers, demande à la « communauté internationale occidentale » de venir fouiner dans ces massacres pour chercher la vérité, la « communauté internationale occidentale » répond : « on arrive, la vérité nous intéresse et Mr Gbagbo a déjà sa place à la CPI car déjà reconnu coupable avant l’enquête »


    Comment expliquer que, dans une affaire africaine aussi classique, la « communauté internationale occidentale » puisse, d’une manière si vigoureuse et si insouciante, pousser des africains à aller tuer d’autres africains pour un différend électoral dans un pays souverain, opposant ainsi des nations qui n’étaient pas en guerre les unes contre les autres, mais qui pourraient le devenir ? Des nations qui, jusqu’ici, vivent ensemble, en toute intelligence et s’organisent pour développer leur régions ?


    Comment expliquer que la « communauté internationale occidentale » ait déjà prévue d’organiser des services funèbres de masse avant même qu’il n’y ait une élection ou un seul mort ?
    Comment expliquer que la « communauté internationale occidentale » ne veuille pas chercher à découvrir la vérité et à nous la faire connaître, nous les NULS d’Afrique, mais préfère la guerre ?


    Pourrions-nous, un jour, voir Messieurs Jonathan Goodluck, Abdoulaye Wade, Boni Yayi, etc. faire pression sur Mr. Nicolas Sarkozy et toute l’Union Européenne en les poussant à aller attaquer militairement un chef d’état européen impliqué dans un quelconque scandale dans son propre pays en Europe ?


    Pour nous les NULS d’Afrique, la vérité c’est que une Afrique consciente, unie, stable, démographiquement et économiquement forte, dirigée par des responsables politiques qui sont africains dans leur chair, dans leur sang, dans leur âme et dans leurs intérêts, c’est une Afrique dangereuse que la « communauté internationale occidentale » veut à tout prix anéantir, et nous les NULS d’Afrique, nous devons absolument le comprendre et ne plus jamais nous taire.


    Malheureusement, nos chefs d’états africains qui se disent indépendants depuis 50 ans, en ayant encore et toujours leur cerveau logé dans le crâne des autres, ne seront peut-être jamais capables de le comprendre jusqu’à la fin de leur triste vie.
    Nous, les NULS d’Afrique, nous nous permettons de passer outre la pensée de notre grand-maître, la « communauté internationale occidentale », et de penser que si Monsieur Gbagbo ou monsieur Ouattara a l’intention de gouverner des hommes – le peuple – ce peuple a droit à la vérité.
    Ouattara ou Gbagbo ne va pas gouverner que le nord ou le sud mais la Côte d’Ivoire toute entière, avec ses chrétiens, ses musulman, ses non croyants, ses différentes ethnies qui ont toujours été là, sur le sol ivoirien, comme composante de la société ivoirienne, une riche diversité qui fait le rayonnement de la Côte d’Ivoire.


    Aujourd’hui, la pensée unique formatée depuis les boites crâniennes de la « communauté internationale occidentale » veut nous faire croire que le peuple ivoirien vient de se réveiller d’un sommeil millénaire pour se rendre compte qu’il est composé d’une multitude ethnies et de religions et que c’est cela son problème.
    Si les ivoiriens acceptaient cette pensée, alors, nous les NULS d’Afrique, nous serions très, très tristes de comprendre que nous sommes réellement NULS car la crise ivoirienne est politique comme il y en a partout où il y a des hommes actifs sur terre ; cette crise n’est ni unique, ni étrange, ni ethnique, ni religieuse, ni autre chose comme on voudrait nous le faire croire ; ce n’est ni plus, ni moins une crise politique.
    Nous pensons que pour dissiper toute ambigüité et conférer une légitimité incontestable à celui des deux hommes qui aura les destins des millions d’âmes entre les mains, l’électorat ivoirien et les NULS d’Afrique ont droit à la vérité, à moins que les hommes de la Côte d’Ivoire ne comptent pas et que seuls comptent le sol et le sous-sol de la Côte d’Ivoire.

    Marie Louise Abia via Actu Guinée

  • Côte d’Ivoire: les dangers d’une aventure militaire/colette braeckman 22 12

     

    L’étau financier se resserre, une pression militaire se dessine

    L’étau se resserre sur la Côte d’Ivoire, où tout indique qu’avant d’envisager une phase plus « musclée », la communauté internationale entend d’abord mettre la pression sur le plan financier afin de faire fléchir Laurent Gbagbo. En effet, au sortir d’un entretien avec le président Sarkozy, le président de la Banque Mondiale Robert Zoellick a confirmé que tous les financements destinés à la Côte d’Ivoire avaient été gelés. Selon lui, il en va de même avec les autres institutions financières africaines comme l’UMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. (CEDEAO) Ces pressions financières, qui représentent l’arme principale d’Alassane Ouattara, reconnu vainqueur des élections, pourraient assécher les finances du régime et l’empêcher de payer les soldes des fonctionnaires et des militaires, érodant du même coup la fidélité des agents de l’Etat à l’égard du président sortant.
    Ces pressions économiques n’ébranlent cependant pas Alain Toussaint, le conseiller en communication du président Gbagbo, qui était de passage à Bruxelles. Sans autres précisions, il souligne que « la Côte d’Ivoire compte encore des amis » et, soulignant les nombreuses irrégularités qui ont marqué la proclamation de la victoire de Ouattara par la Commission électorale indépendante, il assure que « communauté internationale s’est emballée trop vite ». Arc’ bouté sur la décision du Conseil Constitutionnel (une institution aussi importante en Côte d’Ivoire qu’aux Etats Unis la Cour suprême), qui s’est prononcé en faveur du président sortant, Alain Toussaint relève que Gbagbo, reprenant l’initiative, a appelé son rival Ouattara au téléphone, lui adressant des offres de négociation, mais refusant absolument de céder le pouvoir.
    Au delà des pressions politiques et des menaces financières, d’autres perspectives se dessinent, contre lesquelles les pro-Ggagbo mettent en garde leurs adversaires. Il apparaît en effet que des pays frontaliers, membres de la CEDEAO, masseraient des troupes aux frontières afin de faire leur jonction avec les «Forces nouvelles » qui soutiennent Ouattara, occupent la partie nord du pays et n’ont jamais désarmé en dépit des accords conclu avant les élections.
    Selon le quotidien « la Croix » la mise sur pied d’une force d’intervention africaine, appuyée par les Forces nouvelles, pourrait recevoir l’appui logistique d’armées occidentales, française et américaine. Elle pourrait aussi compter sur le soutien des 900 militaires français de la force Licorne et des 9000 Casques bleus de l’Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs dans cette perspective que M. Gbagbo avait demandé, en vain, le retrait des forces étrangères présentes dans le pays.
    Alain Toussaint, en tournée d’explication en Europe, met en garde contre ce qu’il appelle une « aventure militaire » : « comment peut on qualifier de « neutres » les hommes du président du Nigeria, Goodluck Jonathan, qui a personnellement contribué au financement de la campagne de Ouattara, les Sénégalais dont le président Abdoulaye Wade est un ami personnel d’ADO (initiales de Ouattara) ou les Burbinabé, dont le président Blaise Compaoré fut le parrain de la rébellion de 2002 ? Dans un pays où un tiers de la population est d’origine étrangère, l’intervention de troupes africaines pourrait s’avérer très négative pour les ressortissants de ces pays qui vivent chez nous… »
    Dénonçant le complot ourdi par la France, les Etats Unis et la «communauté internationale » tout entière contre la Côte d’Ivoire, Alain Toussaint dénonce un « hold up électoral », un « diktat » qui, selon lui, ne sera guère suivi d’effets…