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  • Une tache de feu sur un bilan économique flamboyant


    Mandjara Ouattara Oxane est morte, décédée des suites de ses brûlures. Personne n'avait accès à sa chambre, "Ordre d'en haut" selon les dires du personnel. Alors que cette dame n'avait plus un centime pour payer ses créanciers, comment aurait-elle pu payer ses soins? Awa Fadiga en a déjà fait les frais, arrivée sans accompagnement à l’hôpital. Une mort qui arrange bien les gens hauts placés, parce que les notes impayées, surtout quand on a les moyens de les payer, ça fait désordre, mauvais genre dans le beau monde, quand ça s'ébruite. Il faut que l'argent circule silencieusement entre les poches de ces messieurs-dames du gouvernement, qui toute honte bue, continuent à tour de rôle de défrayer la chronique des détournements d'argent à leur profit. Rappelons leur indignement honteux, lorsqu'ils ont essayé de salir le ministre Koné Katinan qui aurait volé des valises et des valises de billets de la CEDEAO, afin de détourner l'attention sur les vrais voleurs, connu de tous, ne serait-ce qu'en s'intéressant au mode opératoire! Ouattara et ses avocats ont battu en retraite, tellement l'accusation s'était ridiculisée dans ce procès au Ghana!
    Mais revenons à la mort de notre jeune dame, exemple d'une personne qui a mis en veilleuse sa moralité, son éthique pour "profiter" de cette nouvelle Côte d'Ivoire qui se mettait en place avec  Ouattara, qui semblait avoir des budgets à l'infini à l'aune de 2011. Pensez donc, c'est la signature de l'élu de la Communauté internationale qui figurait sur les billets des Francs CFA ! Autant de sésames redistribués sans trop peiner et suer ! Malheureusement, avec le temps, tout le monde a déchanté, et il est bon de rappeler  la lettre que la défunte a fait passer à la présidence avant de s'immoler. Revenant à elle, à ses valeurs traditionnelles et familiales, pouvant tout endurer pour elle, mais ne supportant pas que sa maman gravement atteinte d'un accident vasculaire cérébral, ne puisse avoir les soins requis, elle s'est donné la mort.
    '' Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n'était que le fruit d'un simple hasard. Mon président, vous avez décidé de me tuer parla faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde. Je vous devance dans l'au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation. Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran "na lilah Wahina ilérajihoun''. "

La dernière phrase en arabe voudrait dire "nous appartenons tous à Allah et vers lui nous retournerons". Petit détail qui a son importance. Ouattara a peur de la mort, c'est ce qui le rend fébrile, le fait habiller de blanc; il ne veut pas que l'on dise de lui qu'il est un dictateur, il ne veut pas qu'on le voit malade, affaibli. C'est pourtant la réalité. Si Dieu ne lui a pas encore coupé le souffle, il est cependant terriblement diminué, mais pas au point de reconnaitre ses torts, ses limites, ses erreurs, sa cruauté. Mais un jour,lui aussi retournera à son créateur. Pour l'instant, la France le soutient encore, certainement bien plus par crainte d'un scandale qui pourrait l'éclabousser que par solidarité; alors le poulain se cache, l’Économiste brillant ne voyage plus, laissant à son gouvernement la charge des affaires courantes, semblant se désintéresser de tout. Sa moitié tout aussi indigne, -puisque c'est elle qui d'après les témoignages gérait les comptes de la rébellion, payait les salaires- célébrait hier en grande pompe la Fête des mères rattrapées. Éternelles photos d'une Dominique au sourire "plus que Cheese" à côté de dames on ne peut plus coincées et tristes. Mais je suis dans l'erreur, son chargé de Commet répondeur automatique m'a répondu ainsi "Madame Shlomit Abel , je pense plutôt que toutes les femmes étaient conviées, sans aucune exception. En ce qui concerne la photo, j'y vois des femmes tellement heureuses. J'y vois des femmes marquées par une joie ineffable. Parce qu'en vérité , quand la joie est trop forte , trop grande, on peut avoir du mal à l'exprimer. Comme c'est le cas chez bien de femmes".

    Au pays du sourire, de la Côte d'Ivoire émergente, les gens se tordent d'aise, au point de grimacer...Les photos qui circulent sur les prisonniers des goulags ivoiriens nous présentent des comiques qui s'ignorent certainement! J'ai la gangrène? je ris, je ris... Je suis tuberculeux, je tousse et crache du sang tellement je ris...Je m’immole par le feu, chic un feu d'artifice avant celui du premier de l'an! Dominique gâte les populations de l'Agnéby, mais ne va pas rendre visite à la mère de Mandjara Ouattara. En tout cas aucune photo, aucun commentaire ne vient affirmer le contraire.

    Soyons sérieux, ce pays se meurt, seuls les tortionnaires ne le voient pas. Les photos-souvenirs ne dédouaneront pas la première dame actuelle, qui fait l'impasse sur ces autres fêtes des mères ou elle fêtait avec Simone Gbagbo, et les épouses Houphouet et Bédié. Ah c'est plus reposant de se pavaner devant des populations fragiles et de donner des cadeaux à des pauvres qui ne peuvent se révolter, que de visiter des femmes exilées ou prendre des nouvelles de dame Simone, et s'engager concrètement dans la réconciliation. N'avait-elle pas affirmé il y a quelques mois que la réconciliation passerait par les femmes? Alors pourquoi ce sourire à décrocher la lune chez un être au cœur transi et sec ? "Miroir, ô mon beau miroir qui est la plus belle?" Cette phrase de conte n'est certainement pas d'actualité, ces photos de l'album "Dominique première dame" ne vont pas jalonner le futur lointain, ni même immédiat de la Côte d'Ivoire.

    Celui qui connait le compte de nos années ne va pas s'arrêter à cet acte de pseudo générosité prélevé sur le trésor ivoirien avant d'augmenter les impôts et les dettes d'un peuple maintenu en esclavage. Ce que l'histoire retiendra, ce sont les gestes du coeur, la tendresse, le courage, l'intégrité, le redressement de la Côte d'Ivoire. La communauté internationale via le FMI aura beau multiplier les déclarations ampoulées pour nous assurer que le couple Ouattara est un double messie, la sauce ne prend plus, parce que justement il manque le minimum, le respect de la vie et de son Créateur."Nous appartenons tous à Allah et vers lui nous retournerons" selon le Coran cité par Mandjara Ouattara Oxane, la dame de 33 ans qui a refusé de mourir dans l’anonymat. Son heure de gloire sera posthume, tristement, mais dignement. "L’Éternel a donné, l’Éternel a repris, que son nom soit béni!" dirons-nous pour paraphraser le Job de la Bible, qui a tout perdu, si ce n'est l'amitié de D.eu. 
Ouattara et les siens demeurent, avec le sourire, ils posent pour l'histoire immédiate, mais pas pour l'éternité. Nous, nous savons dans quel camp notre D.ieu se situe. Et D.ieu a justifié Job et non ses amis qui avaient pourtant tous les aspects de la vertu et de la piété.

    Shlomit Abel, 27 mai 2014

  • Des poissons rouges qui se prennent pour un lion rugissant

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    Grattez le vernis de cette Côte d'Ivoire à l'économie flamboyante, et vous ne verrez que misère, déguerpissement, chômage, armée d'illettrés et de brutes, hôpitaux-mouroirs, routes défoncées, racket et corruption généralisée. On aurait même selon quelques témoignages crédibles reçus une filière de vente d'organes prélevés sur des personnes disparues et des femmes enceintes opérées par césarienne. Bien sûr, rien ne peut se prouver, mais il y a déja eu le précédant datant de la guerre au Sokovo, qui avait impliqué des filières de beau monde, médecins israéliens, hôpitaux turcs, amis du ministre Bernard Kouchner...

    Le 15 septembre 2013, Basile Mahan Gahé décédait des suite des sévices et tortures infligées en prison. D'autres anonymes sont morts en prison, sans que s'émeuvent les ONG et autres humanitaires de service, encore maintenant, beaucoup de prisonniers vivent le martyr dans leur corps, coupables simplement d'avoir été militaires, chauffeurs, personnel de maison du président GBgabo. Depuis jeudi le commandant Jean-Noel Abéhi  a été hospitalisé, il était déjà malade lorsqu'il a été appréhendé il y a plus d'un an. Le gouvernement Ouattara vient de refuser sa responsabilité dans l'affaire Nandjara Ouattara. Or les dernières factures présentées par cette dame datent de 2012. Comment croire la version du gouvernement qui incrimine la gestion Gbagbo? Les photos nous montrent cette dame très proche de Wattao, un Wattao lui aussi dans le commerce des voitures, comme cette dame avant que ne coulent ses affaires à cause des factures monstres impayées du candidat Ouattara lors des élections présidentielles...Ce gouvernement nous a habitués aux factures impayées: pour rappel, les aéroports de Paris ont présenté une notre salée d’arriérés de services et locations de salons, certains pays ont rappelé que les ambassades ivoiriennes "oubliaient" de régler les loyers de leurs locaux. En France, l'ambassade ivoirienne congédie et ne paie pas leur dû aux membres de son personnel. Mr et Mme Ouattara ont oublié également de régler le prix d'un avion de la flotte présidentielle, avancé par Nicolas Sarkozy! sans compter tous les artisans, toutes les sociétés sous-traitantes sur les chantiers qui attendent leurs sous, où le solde de factures qui ont été revues à la baisse par le gouvernement, sans concertation prélable. Combien d'enseignants et d'instituteurs travaillent pour la gloire? Les agents recenseurs sont aussi méprisés et volés, alors que ce recensement si cher aux yeux et à la crédibilité du RDR pourrait au moins être irréprochable de ce point de vue. Depuis le temps que ce gouvernement promet le dégel des avoirs des opposants politiques, il semblerait bien que ces comptes aient été visités et délestés, et qu'il faut maintenant trouver une porte de sortie honorable. Mais l'honneur compte peu aux yeux de cette mafia gouvernementale, qui multiplie les scandales financiers; dernier en date un ministre, parent  très proche de Ouattara aurait détourné  la coquette somme de 85 millions de Fcfa (130.000€) destinée à l’ex-Président du Mali Amadou Toumani Touré; cette somme confiée à l'intermédiaire ivoirien par le Président congolais Denis Sassou N’guesso pour aider son ami « ATT » en exil à Dakar au Sénégal n'aurait jamais été remise à son bénéficiaire.

    Tout ce beau monde fonctionne comme des poissons rouges, dont la mémoire est très courte. Les promesses ne les engagent pas, , la vie humaine -en dehors de la leur-,n'a pas grand prix, ils kidnappent, torturent, font disparaitre sans beaucoup s'émouvoir; ils créent des commissions qui mangent leur budget avant enquêtes, ils créent des universités badigeonnées et rebaptisées et des écoles, sans payer le personnel afférent, ils optent pour trois bus électriques sur le campus  permettant de transporter 30 personnes et renoncent aux nombreux bus de 60 places pour le transport de milliers d'étudiants, pour satisfaire Bouygues. Ils appellent les exilés à rejoindre la Côte d'Ivoire au travail, mais ne créent pas d'emplois, ne libèrent pas les domiciles occupés. ils parlent santé des tous petits avec Dominique Ouattara et la communauté internationale, mais ferment certains services des grands hôpitaux, ils parlent médicaments, soins, prise en charge, mais engraissent au passage la fille de Ouattata qui séjourne bien tranquillement en Suisse.

    Aujourd'hui, après tous ces morts connus et ces centaines, ces milliers de morts anonymes, nous apprenons la mort du commissaire Negblé Dogba César, ancien patron de la DST, qui avait été emprisonné dans le Nord, libéré seulement il y a quelques mois, visiblement déjà très malade, il n'a pas eu l'autorisation de partir se soigner à l'étranger, coutume pourtant bien répandue en Dramanie. Mauvais traitements, torture? Sa maladie est directement liée aux conditions de détention, d'alimentation, d'absence de soins; il a pu enfin partir se faire soigner au Maroc, mais c'était déja trop tard, les conséquences désastreuses du putsch d'avril 2011 auront encore fait une victime connue de ces sous-hommes au pouvoir et de leurs donneurs d'ordre pour qui le chaos est juste assez bon dans cette Afrique qu'ils méprisent et qui pourtant les nourrit.

    La définition biblique du méchant, c'est celui qui craint la colère des hommes plus que celle de D.ieu. Ce qui nous console, c'est que le sort des méchants est scellé et que ces méchants ne pourront pas toujours compter sur d'autres méchants pour se sortir d'affaire.
    Shlomit Abel, 25 mai 2014


     

  • la CPI reste une cour pénale aux ordres

     

    A quelques jours de la reprise du calendrier actif de la CPI, la presse bleue se montre assez optimiste . En dépit de cette foi en une libération d'un président Gbagbo, incarcéré depuis plus de trois ans, suite à une rébellion de plus de dix ans, je ne crois pas à un revirement de la situation: la communauté internationale à travers la CPI, son organe judiciaire, libérant dans un avenir proche un président Gbagbo innocenté. S'il est innocenté, aucune raison valable ne pourrait l'obliger à demeurer en exil loin de la Côte d'Ivoire; de ce fait la situation pourrait échapper à la Françafrique. Et Nicolas Sarkozy désirant retrouver en 2017 -et peut-être plus tôt, si François Hollande est totalement discrédité- les rennes de la France, n'est certainement pas décidé à blanchir son "dictateur" ivoirien. Les Ivoiriens laissent parler leur cœur qui croit encore à une justice possible venant de l'occident, mais c'est de la naïveté et une générosité mal placée; c'est cet optimiste envers et contre tout qui a poussé le président Gbagbo à croire que ses valeurs étaient celles de ses frères en humanité, frères en chrétienté; malheureusement ce n'était pas le cas, et les déstabilisations que nous percevons dans d'autres pays africains montrent bien que la France, les États-Unis et leurs alliés sont aux abois; il n'y a plus de morale qui compte, pas de partenariat gagnant-gagnant, face à la ruine des économies occidentales; seule planche de survie, le dépouillement continu et intensifié des "anciennes colonies" pour injecter un peu de sang frais dans des états moribonds, dont l'apparence reste intacte, celle de grands états, baudruches géantes, gonflées à l'hélium : du vent, du vent et encore du vent...
    Comment lutter contre ces monstres de papier? Seule une union de tous les états esclaves "indépendants" pourrait contrer cette avancée inexorable du rouleau compresseur occidental, en espérant rencontrer sur son chemin l'aide de la Russie, de la Chine et du Brics. L'Occident affamé ne lâchera pas son garde-manger de sitôt, il le lâchera quand il n'en aura plus le choix, acculé de toutes parts, en proie à des problèmes intérieurs qui prendront et absorberont toute sa vigueur restante.

     

    En attendant la françafrique et son tribunal international ont encore un avenir, ne serait-ce que celui de gagner du temps -en faire perdre aux Africains- en éternisant ce procès qui s'ouvrira avec des charges révisées peut-être, mais sans blanchissement de Laurent Gbagbo à la clé. La main de fer sur la Côte d'Ivoire continuera, peut-être dans un gant de velours avec de futures instances "démocratisées"; Mamadou Koulibaly, ivoirien aux origines connues, aura sa chance, face à un RDR-PDCI violent, corrompu, incapable de présenter autre chose qu'une face de gérontocrates diminués et d'une cour de profiteurs; le représentant du Lider, brandi comme un ancien cadre dirigeant du FPI, regroupant sous sa bannière toutes les sensibilités d'opposition, sera prêt à devenir enfin la carpette comme laFrance les aime, une carpette plus "humaine", -plus maniable aussi- que la précédente et son équipe de nullards. Koulibaly a moins de personnes à remercier dans le pays, ses finances certainement proviennent de mécènes étrangers qui abattront leurs cartes en temps opportun. Quant au FPI, il vient encore une fois de le démontrer en rencontrant les représentants de son bourreau, son attitude ni chair ni poisson, trop politique, prêt aux arrangements et compromis pour s'affirmer, pas assez combatif et révolutionnaire, en fera certainement, s'il continue ainsi un instrument docile entre les mains de ceux qui dirigeront la Côte d'Ivoire de demain.

    Shlomit Abel, 25 mai 2014