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  • Déclaration du CDR-CI sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire et le sort des prisonniers politiques

     

    A l’occasion de notre dernière réunion qui a eu pour audience : le Conseil des Représentants, le Secrétariat général, le Conseil Consultatif (et ses commissions techniques) et le Commissariat aux comptes, le président du COJEP-France a posé la question de la détention de Charles Blé Goudé et a demandé instamment au CDR-CI de produire une déclaration à l’adresse de l’opinion publique, sur cette situation. La demande du COJEP a été adoptée sans détour pour manifester notre solidarité.

     

    Au moment où l’année 2013 est entrain de se terminer ; année qui a vu les souffrances des populations ivoiriennes s’intensifier, il convient d’attirer l’attention de l’opinion publique nationale et de la Communauté internationale sur les dérives graves du pouvoir d’Abidjan.

     

    En effet, il y a aujourd’hui dans les prisons ivoiriennes de nombreux détenus de façon arbitraire. Nombre d’entre eux endurent une situation privative de leur liberté sous le prétexte générique et fallacieusement globalisant d’atteinte à la sureté de l’Etat. Plusieurs d’entre eux n’ont jamais rencontré un juge aux fins d’une audition qui pourrait les situer sur la suite judiciaire de leur cas.

     

    Nous observons par ailleurs que sur la base des standards internationaux de l’exercice

    démocratique et de mode de gouvernance, des ONG des droits de l’homme et des experts de

    l’ONU dénoncent la praxis politique de l’actuel pouvoir d’Abidjan et la justice des

    vainqueurs. Pire, la Côte d’Ivoire est classée 3ème des pays les plus violents et dangereux au

    monde après le Honduras et le Salvador. [La revue de presse des Amériques par Alterpresse]1.

     

    Le CDR-CI considère que la Côte d’Ivoire ne saurait rester dans cette situation parce qu’elle

    a un capital humain de qualité, à même de résorber, dans la concertation de telles difficultés

    . En fait, quelle que soit la lecture que l’on fait des résultats des dernières élections

    présidentielles, l’affirmation de la bipolarisation de la vie politique est manifeste. Il n’est

    donc pas normal que l’autre partie de la population soit pourchassée avec ses cadres de haut

    niveau, qui devrait contribuer à re-construire le pays.

     

    A la veille d’une nouvelle année (2014), nous pensons que le sujet de la réconciliation

    nationale doit être abordé avec un sens aigu des responsabilités. Après plusieurs années

    vaines de tentatives d’intimidation et de musellement des combattants de la liberté, de la

    démocratie et des droits de l’homme, le pouvoir d’Abidjan doit réaliser que la force est

    l’arme de ceux qui manquent d’arguments pour convaincre.

     

    Nous invitions donc Alassane Ouattara à aller franchement dans le sens de l’apaisement et

    d’abandonner complètement l’option de « prises d’otages » en gardant arbitrairement en

    prison des adversaires politiques.

     

    La situation dramatique de Charles Blé Goudé qui est déténu au cachot n’est pas acceptable.

    Et nous demandons donc au pouvoir de le mettre en liberté pour donner une chance à la paix

    que tout le monde attend.

     

    Nous ne saurions parler de Charles Blé Goudé sans parler de Simone Ehivet Gbagbo. La

    mise en liberté de cette dernière sera la marque réelle d’une volonté de paix. Il est évident

    que pour panser les plaies, c’est la méthode de la justice transitionnelle qui convient pour

    notre pays. C’est pourquoi, tous les prisonniers quels que soient leurs lieux de détention

    doivent être libérés pour que tous les fils et filles de ce pays se retrouvent à une table de

    discussion.

     

    Le monde entier ne devrait plus subir une autre ignominie de l’histoire après le cas de

    Mandela qui a été traité de terroriste, alors que le vrai mobile de la privation de sa liberté

    , était un soutien de grands pays au régime honteux de l’Aparteid.

     

    Pour le CDR-CI, le Porte-parole

     

    Dr Claude Koudou

     

    MOSOURPA (Marseille) ; CRI-PANAFRICAIN ; Plate-forme panafricaine (PSP) ;

    CPAD-France ; CDDS (Conseil pour la Défense de la Démocratie et de la Souveraineté) ;

    UNG (Union des Nouvelles Générations) ; CRD ; MIR ; COJEP ; Parlement et AGORA

    (Lyon) ; CFCIA ; Go Africa ; Mouvements des Artistes ; GBAGBO FREE ; CODESCI ;

    Halte aux Génocides ; 3000 Femmes ;

     



     



     

     

     

    1 Annonce RFI

     

  • COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

     

    MOBILISONS-NOUS POUR LA RESTAURATION DES LIBERTÉS FONDAMENTALES

     

    EN CÔTE D'IVOIRE !

     

    CONTRAIREMENT AUX ESPOIRS DE NOMBREUX DÉMOCRATES, LA REMISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE DE 14 PRISONNIERS POLITIQUES EN AOÛT 2013 N'A ÉTÉ SUIVIE D'AUCUNE AUTRE MESURE SIGNIFICATIVE MONTRANT LA VOLONTÉ DU RÉGIME INSTALLÉ EN CÔTE D'IVOIRE EN AVRIL 2011 DE RÉTABLIR L'ÉGALITÉ DE TRAITEMENT DES CITOYENS ET UN FONCTIONNEMENT RÉPUBLICAIN DES INSTITUTIONS.

     

    • SUITE À DE NOUVELLES INCARCÉRATIONS, LE NOMBRE DE DÉTENUS POLITIQUES A CONTINUÉ D'AUGMENTER ;

    • LES CONDITIONS DE DÉTENTION, LA MALTRAITANCE ET L'ABSENCE DE SOINS DE CES PRISONNIERS ONT PROVOQUÉ DES MALADIES SPÉCIFIQUES, ET PARFOIS LA MORT, COMME CE FUT LE CAS DU SYNDICALISTE BASILE MAHAN GAHÉ DÉCÉDÉ PEU DE TEMPS APRÈS SA LIBÉRATION, ET DE LUCIEN JOËL PEKOULAT (MORT EN PRISON) ;

    • DEPUIS BIENTÔT 3 ANS, PLUSIEURS CENTAINES DE CITOYENS SONT PRIVÉS DES MOYENS DE VIVRE : COMPTE BLOQUÉ, LICENCIEMENT SUR LA BASE DU NOM, DE L'ETHNIE, DE L'APPARTENANCE POLITIQUE PRÉSUMÉE, ETC ;

    • ENLÈVEMENTS, MENACES, AGRESSIONS MORTELLES À L'ENCONTRE DES JOURNALISTES, DES MILITANTS DE L'OPPOSITION OU CONSIDÉRÉS COMME TELS N'ONT PAS CESSÉ, DE MÊME QUE LES ACTIONS VIOLENTES DES NERVIS VISANT À EMPÊCHER LA TENUE DES MEETINGS ; LA DST DEVENUE UNE VÉRITABLE POLICE POLITIQUE MULTIPLIE LES DÉTENTIONS EXTRA-JUDICIAIRES ; MÊME LES RASSEMBLEMENTS EN VUE DE LA DÉFENSE DU POUVOIR D'ACHAT DONNENT LIEU À DES ARRESTATIONS ;

    • LE POUVOIR POLITIQUE INTERDIT AUX DÉTENUS LIBÉRÉS DE QUITTER LE TERRITOIRE IVOIRIEN. IL EN FUT AINSI, DERNIÈREMENT, POUR MICHEL GBAGBO ET POUR LAURENT AKOUN, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU FPI.

     

    AUJOURD'HUI, LES IVOIRIENS N'ACCEPTENT PLUS CETTE SITUATION. MALGRÉ LES MENACES ET INTIMIDATIONS DE TOUTES SORTES, DES MEETINGS SE TIENNENT. NOUS SALUONS TOUT PARTICULIÈREMENT LE COURAGE DES FEMMES QUI, REGROUPÉES AU SEIN DU COLLECTIF DES FEMMES DES DÉTENUS DE LA CRISE POSTÉLECTORALE - NOTAMMENT AVEC DESIREE DOUATI -ONT MANIFESTÉ LE 16 DÉCEMBRE À ABIDJAN, POUR :

     

    • PROTESTER CONTRE LES CONDITIONS DE DÉTENTION DE LEURS ÉPOUX, FRÈRES, AMIS ;

    • RÉCLAMER HAUT ET FORT LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES.

      ALORS QUE PLUSIEURS D'ENTRE ELLES ÉTAIENT ACCOMPAGNÉES DE LEURS ENFANTS, LA RÉPONSE DU RÉGIME FUT DE LES DISPERSER À COUPS DE GAZ LACRYMOGÈNES.

     

    VOILÀ DANS QUELLES CONDITIONS SE PRÉPARENT LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES DE 2015.

     

    ABSENCE DE LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES, EXCLUSION D'UNE PARTIE DES CITOYENS ET CLIMAT DE TENSION PERMANENT NE PEUVENT QUE CONSTITUER LE TERREAU D'AFFRONTEMENTS VIOLENTS. IL EST À PRÉVOIR QUE LES POINTS D'ACHOPPEMENT SERONT LA COMPOSITION DE LA NOUVELLE COMMISSION ÉLECTORALE, L'ÉLABORATION DE LA LISTE DES ÉLECTEURS, PUIS LES PROBABLES MANOEUVRES DILATOIRES OU AUTORITAIRES DE LA PART D'UN POUVOIR DONT LA PRATIQUE ACTUELLE DÉMONTRE L'INCAPACITÉ À ACCEPTER LE JEU DÉMOCRATIQUE. 

     

    IL EST DONC IMPÉRATIF QUE LES LIBERTÉS FONDAMENTALES ET LES DROITS DES CITOYENS SOIENT RESTAURÉS EN CÔTE D'IVOIRE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS.

     

    CELA PASSE PAR : -UNE AMNISTIE POLITIQUE GENERALE-

     

    • LA LIBÉRATION IMMÉDIATE - ET NON PROVISOIRE - DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES RÉTABLIS DANS LEURS DROITS DE CITOYENS ET RÉINTÉGRÉS DANS LEUR EMPLOI

    • LE DÉBLOCAGE DE TOUS LES COMPTES GELÉS SUITE AU CONFLIT POSTÉLECTORAL OU POUR DES MOTIFS MANIFESTEMENT POLITIQUES ;

    • LE RETOUR DES EXILÉS ASSURÉS DE RETROUVER LA SÉCURITÉ ET LA PROPRIÉTÉ DE LEURS BIENS ;

    • LA LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO, ACTE DÉTERMINANT ET INDISPENSABLE POUR UNE PAIX DURABLE.

     

    LA FRANCE ET TOUS LES PAYS (EN PARTICULIER À TRAVERS LEURS INSTITUTIONS : ONU, UNION EUROPÉENNE, UNION AFRICAINE) AYANT CONTRIBUÉ À L'INSTALLATION D'UN RÉGIME LIBERTICIDE EN CÔTE D'IVOIRE ONT L'OBLIGATION MORALE DE NE PAS ABANDONNER LE PEUPLE IVOIRIEN.

     

    LEUR RESPONSABILITÉ EST ENGAGÉE.

     

     COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

     

    PARIS, LE 22 DECEMBRE 2013

     

  • Des débuts de livres # 13 - France / Côte d'Ivoire la rupture Onana lu par Protche

    Après son best seller, France / Côte d'Ivoire le coup d'État, paru fin 2011, Charles Onana, fin connaisseur de l'armée française et de l'Afrique centrale, passionné des réseaux et autres services, journaliste, auteur et éditeur, remonte vers la genèse de la crise franco-ivoirienne... en 2004, des avions de l'armée ivoirienne bombardent un campement de soldats français (neuf mourront) dans le centre du pays à Bouaké, à proximité de poches de territoire tenus par les rebelles qui se sont emparés du Nord et du centre du pays depuis la tentative de coup d'état de septembre 2002... comment un politique aussi fin, intelligent et francophile que Gbagbo aurait-il pu décider de bombarder sciemment des soldats français ?

    source le gri gri international:

    article-des-debuts-de-livres-13-france-cote-d-ivoire-la-rupture-onana-lu-par-protche-121595890.html