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  • Communiqué du 29/06/12: Au Sommet européen la France fait de la figuration



    C’est fini. Le nouveau Traité européen préparé par Merkel et Sarkozy s’imposera tel quel. François Hollande « considère que les négociations ont abouti ». C’est stupéfiant ! Mieux : « l’Europe a été réorientée comme il convient » dit-il. Le nouveau pouvoir avalise ainsi la politique européenne du précédent. Le libéralisme va s’aggraver, la souveraineté des citoyens sur leur budget est réduite à rien. Tous les diktats des libéraux ont été avalisés. Ils forment dorénavant une nouvelle construction dont la cohérence satisfait pourtant également François Hollande. Il s’en réjouit et le présentera au nom de son gouvernement devant le parlement !

    Pourtant la méthode de la résistance active a fait ses preuves. La seule que François Hollande n’ait pas appliquée. Pourtant,  madame Merkel s’est opposée seule contre tous, inclus le FMI et la BCE à la mutualisation de la dette des Etats et au prêts directs de la banque centrale européenne. Pourtant Rajoy et Monti ont refusé d’adopter quoi que ce soit si on ne faisait pas droit à leur demande de mesures d’urgence ! Résister et tenir bon sont la seule forme d’action qui paye dans les bras de fer en Europe. Le gouvernement français a fait de la figuration. Maintenant il fait le ravi. Plus que jamais c’est au peuple de se prononcer et non pas à une assemblée ou droite et socialistes vont voter sans discussion possible leur programme commun européen.

    Lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon:

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/06/29/au-sommet-europeen-la-france-fait-de-la-figuration/

  • Patrice Broyer vous dispense de lire Jeune Afrique - 29 juin 2012


    Patrice Broyer vous dispense de lire Jeune... par legrigriinternational

    Mis en ligne par l'indispensable Gri Gri international.

  • Nous irons à la paix

    Il n’y a pas de honte à faire la paix ; il n’y a pas de honte à se mettre au service de son peuple en butte à des difficultés pour reconstruire sa cohésion; il n’y a pas de honte à reconnaître que le chemin idéologique que l’on a suivi conduisait à la perte des valeurs qui fondent notre nation...


    Dans son édito du lundi 25 juin 2012, Venance KONAN -encore lui!-, le patron de Frat-Mat, récidive dans sa volonté de voir et de maintenir la Côte-d’Ivoire divisée en deux blocs antagonistes : d’un côté, il place les membres du RHDP (« R hache de paix » écrit-il, qu’il appelle les « Nanafouè », descendants de la « famille Nanan ». Eux, sont des humains puisqu’il les appelle « hommes et femmes»; de l’autre côté, il dessine «la bête qui leur a montré son côté cruel et retors et qui a installé l’anarchie dans leur village et l’a détruit» ; il s’agit ici, bien sûr et naturellement, du FPI qu’il nomme «la puante hyène, l’ennemi commun et ses petits dont le géniteur a été chassé du village». Les premiers sont les propriétaires du pays (la Côte-d’Ivoire) qu’il les invite à considérer comme étant « le trône de leur père!». Les autres, comme de bien entendu, errent dans le village «vicieux et gloutons en quête de charognes à croquer» etc.

    Nous avons déjà dit notre opposition et notre tristesse à voir de tels articles incitant à la haine, à la division des Ivoiriens et à l’affrontement, avoir pour support un journal officiel de l’Etat de Côte-d’Ivoire, un journal national qui n’est pas encore un journal de parti politique. Les journaux de son bord politique existent pourtant à foison sur le marché national! Venance Konan devrait donc s’abstenir de publier dans Frat-Mat -un journal appartenant à tous les Ivoiriens- ses idées discriminatoires, génocidaires, hégémonistes,  partisanes, ethnicistes, tribalistes.

    Dans cette Côte-d’Ivoire à laquelle nous autres nous avons toujours aspiré, la liberté d’expression est primordiale, quel que soit l’usage que l’on en fait. Alors, tout comme «les journaux bleus et leurs alliés» qui existent et sont les tenants d’une ligne éditoriale précise et claire pour la défense d’un camp, il y a «les journaux dits verts et leurs alliés» qui ont pris fait et cause pour l’autre camp, celui qu’il défend. La liberté de dire ce qu’il veut ne lui sera jamais reprochée et nous ne trouverons jamais à redire s’il fait valoir ses vues discutables, malheureuses et totalement hors de saison dans les nombreux journaux qui lui tendent les bras et sont prêts à se repaître de ce genre d’articles qui incitent à la haine de tout ce qui n’est pas RHDP,  à la confrontation entre les deux camps.

    Bien qu’il refuse notre humanité, nous l’invitons néanmoins fraternellement à cesser de ne regarder que son nombril; nous souhaitons qu’il refuse ou arrête de s’engager dans des prises de position guerrières, et donc contre la paix, qui,  espère t-il, continueront  de garantir son maintien dans le gotha des actuels dirigeants du pays; il doit savoir que cela est fait au détriment de ses frères ivoiriens qui souffrent de la désunion de leurs responsables.

    On peut avoir été nommé par les plus hautes autorités du pays et s’engager cependant résolument dans la défense des intérêts de la nation. Tout est une question de principe, d’accord avec sa conscience, certes, mais aussi de  haute compréhension des besoins prioritaires de notre peuple. Ils sont nombreux ceux qui ont occupé, avant Venance Konan, le poste de DG de Frat-Mat et ils sont rarissimes ceux qui ont  accepté de se parjurer pour faire plaisir à ceux qui les y ont nommés. Notre histoire, celle de notre pays à tous, va s’écrire, et pour ce faire, elle doit l’être avec l’intelligence de tous ses fils ; elle a besoin de l’apport de tous ses enfants. Nous n’avons pas toujours été des exemples, il est vrai. Et les nombreuses dissensions que nous avons entretenues sciemment entre les diverses couches de notre société, lui ont fait beaucoup de tort. Tellement de tort qu’elles nous ont conduits à nous faire la guerre, à la grande joie des pays qui  enviaient l’El Dorado que représentait le nôtre.

    Mais, après près de vingt (20) années d’intrigues politiciennes, de manipulations tribales et/ou religieuses des  couches sociales les plus défavorisées intellectuellement, économiquement et dépourvues de sentiment patriotique, de 1993 à 2012, l’heure n’est-elle pas venue de calmer le jeu mortel, d’appeler à une accalmie réparatrice, de ranger les armes et de penser aux voies et moyens de sortir notre pays du gouffre où l’ont précipité nos égoïsmes, nos soifs de pouvoir, nos convoitises, nos haines véhiculés à travers nos écrits et nos actes?

    L’histoire de notre nation s’écrira de gré ou de force, avons-nous dit ; elle s’écrira avec ou sans nous ; mais il est hautement préférable qu’elle le soit par nous  ses enfants qui lui devons tant ! Tâchons de nous mettre à la hauteur de ses espérances, en ne trichant pas quand nous rendrons  compte de ce qui s’est passé, de ce qui nous a poussés à nous faire la guerre, mais surtout, en indiquant aux générations à venir, les écueils à éviter pour que plus jamais notre terre natale ne soit souillée par le sang de ses fils versé par d’autres fils. Le devoir de nous autres qui avons eu la grâce de vivre tant d’années depuis l’indépendance de notre pays, et qui avons vu comment notre belle Côte-d’Ivoire est devenue la cible de prédateurs de tout acabit, c’est d’appeler à la réconciliation des cœurs et des esprits, au pardon des offenses,   à l’expression libre, mesurée, responsable et soutenue par un patriotisme de bon aloi de toutes les sensibilités politiques, à l’unité nationale.

    Nous finirons par sortir de la mauvaise passe dans laquelle nous nous sommes mis, n’en déplaise, et l’histoire de notre pays retiendra que des hommes et des femmes qui avaient des responsabilités dans la conduite des affaires de l’état ont privilégié leur appartenance tribale, religieuse, politique, par rapport à l’amour et au salut de leur patrie en danger. Il n’y a pas de honte à faire la paix ; il n’y a pas de honte à se mettre au service de son peuple en butte à des difficultés pour reconstruire sa cohésion; il n’y a pas de honte à reconnaître que le chemin idéologique que l’on a suivi conduisait à la perte des valeurs qui fondent notre nation. Il n’y a pas de honte à abandonner un tel cheminement suicidaire pour soi-même et pour son pays. Toutes les raisons, toutes les contraintes que nous avancerons pour justifier notre volonté de nous entêter à suivre la voie de la division, de l’affrontement fratricide sont en définitive injustifiées, futiles, puériles.

    Qu’on se comprenne bien ; la quête de paix, de réconciliation que nous voulons mettre désormais au devant de toutes nos préoccupations ne nous fera pas oublier d’où nous venons, comment nous en sommes arrivés à cette situation qui a mis notre nation en péril; elle ne nous fera pas faire l’économie de la recherche de la vérité dans ce qui s’est passé dans notre pays; car il nous faut situer les responsabilités, de façon claire et irréfutable.

    Plutôt que de laisser libre cours au conservatisme tribal, à l’instinct grégaire et à la déformation de notre histoire, Frat-Mat ne serait –il pas plus utile à la reconstruction de la nation ivoirienne en participant -lui aussi- à l’effort de redressement de notre pays? Venance Konan et ses acolytes ne pourraient-ils pas contribuer-eux aussi- à agrandir le cercle de ceux qui, contre vents et marées, recherchent la paix pour notre pays ?

    Serait-ce trop demander? Parce que nous, nous irons à la paix, avec ou sans lui!  

    Ce jeudi 28 juin 2012
    RATGO Emilio (Espagne)

    source: cameroon voice:

    news.rcv?id=7330