09/04/2012

Une contribution éclairante sur le mali

Crise malienne, ou quand l'histoire bégaie...

 
Dioncounda Traoré, le nouvel homme fort du Mali.

Le coup d’état mené par le capitaine Amadou Sanogo a atteint le but qui était vraisemblablement le sien : imposer à la tête de l’état malien un autre serviteur de la France, en la personne de Dioncounda Traoré. Quelques naïfs, se situant jusque parmi les membres de la classe politique malienne, charmés par la rhétorique héroïque et démagogue du capitaine Sanogo, ont accordé à sa confiscation temporaire de l’exécutif malien le bénéfice du doute. Pour le perdreau de l’année, cet homme était un patriote sincère, mu par le seul souci du bien-être du peuple et de la protection de l’intégrité territoriale du Mali.




Mauvaise lecture et confusion...




Souscrire à cette analyse est faire bien peu de cas du dicton voulant que les chemins infernaux soient pavés de bonnes intentions, lorsqu’ils ne le sont pas par des visées plus cyniques.
L’historien ou l’analyste politique honnête ne peuvent passer sous silence un fait essentiel ayant malencontreusement échappé aux thuriféraires du Ché malien : aucun coup d’état ne peut se faire en Afrique de l’Ouest sans l’aval de l’ex-puissance coloniale.
Pour ceux qui ne comprennent pas la métaphore, l’ordre de renverser tel ou tel féal vient toujours de Paris…


Perdu dans le maelström d’informations confuses, distillées par les médias africains et français, il était malaisé de se faire une juste opinion sur la véritable nature du coup de force ayant amené le départ d’Amadou Toumani Touré(ATT). Notons à cette enseigne, la prise de position plus que discutable d’Aminata Traoré, qui s’entendant (certes difficilement) d’un strict point de vue politicien et interne au Mali, faisait l’économie d’une analyse approfondie de la réalité géopolitique de la crise, dans le cadre d’une mise à jour du logiciel de Berlin rendue obligatoire par une déliquescence économique de l’Occident, se reflétant dans la contestation de son leadership planétaire et mise en lumière par la Conférence de New Delhi des pays du Brics, s’étant achevée avec succès le 29 mars dernier.
Légitimer le coup d’état de la junte malienne était une erreur d’appréciation, car une légitimation indirecte des politiques d’immixtion de la France, aux dépends exclusifs des peuples africains.
 
La suite de l'article de Ahouansou séyivé sur Alternatives et Cohérence

11:27 Écrit par saper aude | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

L'indignation est totale !! :s

Écrit par : argent facile | 09/04/2012

Il est clair que le peu de cas fait du sort de ATT laisse croire à une manipulation extérieure. Sinon comment comprendre l'appel au rétablissement de la démocratie si celle-ci doit être faite sans celui dont le pouvoir démocratique a été interrompu ? Ce qui est proposé n'est pas un retour à l'ordre démocratique mais à une redistribution des cartes excluant le joueur ATT.

Écrit par : St-Ralph | 09/04/2012

merci de vos commentaires. nous ne sommes ni au bout de notre indignation, ni au bout de nos surprises. il convient de bien décrypter ce que disent les media sur la crise malienne...on les a vu faire. chat échaudé craint l'eau froide
saper

Écrit par : saper aude | 10/04/2012

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