21.02.2012

Peuples d'europe, avec ce qu'on nous prépare, il est temps de bien lire le nouveau courrier

Pour rappel , l'article ci dessous:

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Européens, quand on parle de l’Afrique, tendez l’oreille…, par Théophile Kouamouo

par le 21/11/11 à 8:17

les-indignés

L’irremplaçable Frantz Fanon, s’adressant aux Noirs en son temps, disait : «Chaque fois que vous entendez quelqu’un dire du mal des Juifs, tendez l’oreille, car il parle aussi de vous». Aujourd’hui, nous osons le paraphraser en soufflant, cette fois-ci, à l’oreille des Européens : «Quand on parle de l’Afrique, tendez l’oreille, on parle de ce qui vous attend…» Provocation ? Pas du tout. Il est vrai que de manière traditionnelle, nous observons les réalités mondiales en présupposant qu’il existe une sorte de voile étanche entre le Nord et le Sud, les nations riches et les pays pauvres. Quand nous évoquons l’économie de la France, nous la comparons naturellement à celles de l’Allemagne, de l’Italie et des Etats-Unis. Nous avons, sans nous en rendre compte, intégré le présupposé de Francis Fukuyama sur «la fin de l’Histoire», et nous partons du principe que les émeutes de la faim, les guerres et autres calamités ont définitivement déménagé. On ne saurait plus les trouver qu’aux marges du monde, et plus singulièrement en Afrique, «la vraie, la maudite, l’Afrique noire», comme le disait Albert Londres, un des pères du journalisme contemporain.

Et pourtant, les derniers développements de l’actualité devraient faire réfléchir les Européens, et les amener à tourner leurs regards vers «le continent de la moindre importance», selon l’expression du journaliste Stephen Smith, auteur de «Négrologie», pamphlet racialiste. Que vivent en ce moment des pays comme la Grèce ou l’Italie, si ce n’est tout simplement ce que l’Afrique a commencé à subir il y a un quart de siècle, c’est-à-dire les fameux plans d’ajustement structurel ? Brossons la situation à grands traits. Des pays extrêmement endettés, bannis par les marchés financiers, qui sont obligés d’adopter des programmes d’austérité, de faire subir une cure d’amaigrissement à leurs services publics, voire de les brader pour une poignée de cacahuètes à de grands groupes financiers. C’est ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, au Cameroun ou au Mali à la fin des années 1980 et au début des années 1990. C’est ce qui se passe aujourd’hui en Grèce, en Italie, et demain en Islande, en Espagne voire en France. Comme hier en Afrique, les plans d’austérité européens se caractérisent par des licenciements massifs et des attaques en règle contre la classe moyenne, paupérisée mais au final incapable d’un sursaut organisé – hier ici, aujourd’hui là-bas.
 
Quand les peuples innocents paient l’addition
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12:07 Écrit par saper aude | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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